Bonjour
J'ai trouvé l'expression suivante dans un acte en 1579 :
Conradt RYFF de Schiltigheim, sain de corps et d'esprit, constitue un douaire au profit de son épouse Margred, fille de feu "FRÖÜSen Michel" à Hoenheim. Cette dernière est présente et reçoit le douaire "mit dem Helmen wie sitten unnd gewonheit ist" (avec le heaume, selon les us et coutumes).
- Douaire [chambre des contrats de Strasbourg (Bas-Rhin, Alsace, FRANCE), greffe / étude IIIb (Officialité épiscopale), registre des contrats dit "Prothocollum" (1579), folios 8 recto à 9 recto]
- Localisation document : Archives Municipales de Strasbourg
- Référence archive : KS 203
Ma traduction de l'expression "avec le heaume" est-elle correcte ? A quoi cela correspond-il ? Une ancienne tradition ?
Merci et bonne semaine - Cordialement
Hubert BOSCH
douaire "mit dem Helmen" ?
Re: douaire "mit dem Helmen" ?
Bonjour,
Je n'ai pas trouvé mention de ce Helm dans les articles du "Dictionnaire historique des institutions d'Alsace" relatifs au mariage. Le gros Schs-Villatte me suggère une piste : Helm peut avoir le sens de Blumenhaube, coiffe fleurie, qui serait donc un chapeau de fête porté par la femme à l'occasion du contrat instituant son douaire.
Bien cordialement,
CW
Je n'ai pas trouvé mention de ce Helm dans les articles du "Dictionnaire historique des institutions d'Alsace" relatifs au mariage. Le gros Schs-Villatte me suggère une piste : Helm peut avoir le sens de Blumenhaube, coiffe fleurie, qui serait donc un chapeau de fête porté par la femme à l'occasion du contrat instituant son douaire.
Bien cordialement,
CW
Re: douaire "mit dem Helmen" ?
Merci M. Wolff pour cette explication.
Bonne semaine
HB
Bonne semaine
HB
CORRECTIF : douaire "mit dem Halmen" et non "Helm"
La lecture est à corriger, il faut lire "mit dem Halmen" (avec le brin de paille).
Lors d'une discussion hier avec M. Bernhard METZ, celui-ci m'a expliqué cet usage. Au Moyen-Age, lorsque les actes écrits n'existaient pas, l'achat d'un champ était matérialisé par le vendeur donnant, de la main à la main, une motte de terre à l'acheteur.
Cette pratique, ou bien la description de cette pratique, a survécu lors de transmissions de biens de type douaire avec la motte de terre remplacée par un brin de paille.
Hubert BOSCH
Lors d'une discussion hier avec M. Bernhard METZ, celui-ci m'a expliqué cet usage. Au Moyen-Age, lorsque les actes écrits n'existaient pas, l'achat d'un champ était matérialisé par le vendeur donnant, de la main à la main, une motte de terre à l'acheteur.
Cette pratique, ou bien la description de cette pratique, a survécu lors de transmissions de biens de type douaire avec la motte de terre remplacée par un brin de paille.
Hubert BOSCH